Le tribun de la Constituante, croisé en 1789 à un dîner : la main posée sur l’épaule du jeune homme reste un des souvenirs les plus vifs des Mémoires.
En bref
| Naissance | 9 mars 1749 — Le Bignon-Mirabeau |
|---|---|
| Mort | 2 avril 1791 — Paris |
| Sépulture | Panthéon, église Saint-Étienne-du-Mont, cimetière de Clamart |
| Rencontre | Paris, 1789-1790 : au sortir d’un dîner, Mirabeau lui pose la main sur l’épaule : « Ils ne me pardonneront jamais ma supériorité » (Mémoires, livre V, chapitre 12). |
| Dans les Mémoires | 57 mentions (relevé automatique) : livres III (2) ; IV (13) ; V (7 chapitres) ; IX (1, 3, 4) ; X (7) ; XI (3) ; XIX (3, 5, 6) ; XX (3, 6) ; XXIII (18) ; XXV (2) ; XXVI (6, 7) ; XXXIX (3) ; XLII (2) ; textes retranchés. |
| Référence | Wikidata Q218747 |
Sa vie
Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, né au Bignon le 9 mars 1749, emprisonné par lettres de cachet, élu du tiers état d’Aix en 1789, devient l’orateur de la Constituante ; il meurt le 2 avril 1791, au moment où il négociait secrètement avec la cour.
Avec Chateaubriand
Chateaubriand le rencontre à Paris en 1789, à un dîner chez un ami commun. La scène est restée célèbre :
Le dîner
« En sortant de notre dîner on discutait des ennemis de Mirabeau. Je me trouvais à côté de lui et n’avais pas prononcé un mot. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre V, chapitre 12. · Lire le passage
Dans les Mémoires
« Il me regarda en face avec ses yeux d’orgueil, de vice et de génie, et, m’appliquant sa main sur l’épaule, il me dit : » Ils ne me pardonneront jamais ma supériorité ! » […] »
Mémoires d’outre-tombe, livre V, chapitre 12. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre V
