Cousin, émigré à Jersey et agent de liaison des princes avec la Bretagne. Capturé sur la côte normande, il est fusillé plaine de Grenelle le 31 mars 1809, malgré une supplique de Chateaubriand à Napoléon.
En bref
| Naissance | 15 mars 1768 — Saint-Malo |
|---|---|
| Mort | Fusillé à la plaine de Grenelle, à Paris, le 31 mars 1809, Vendredi saint. Les Mémoires (livre I, chapitre 5) écrivent « l’année 1810 » : Biré relève l’erreur, répétée « dans toutes les éditions ». |
| Sépulture | cimetière marin du Rosais |
| Divergence | Année de la mort : 1810 dans le texte des Mémoires, 1809 selon Biré et l’état civil ; c’est 1809 qui est retenu. |
| Fils | Frédéric de Chateaubriand (Jersey, 11 novembre 1798 – château de la Ballue, 8 juin 1849), placé par son oncle dans les gardes de Monsieur (Biré, note de 1831 de l’auteur). |
| Lien | Cousin germain, fils de l’oncle Pierre de Chateaubriand du Plessis, compagnon de l’enfance malouine. |
| Activité | Émigré en 1790, agent des princes : une vingtaine de passages clandestins en chaloupe entre Jersey et la côte de Bretagne. |
| Le procès | Arrêté en 1809 ; Chateaubriand intercède par une lettre à l’Impératrice, que Napoléon jette au feu (récit fait plus tard par la reine Hortense à Arenenberg). |
| Dans les Mémoires | 46 mentions (relevé automatique, approximatif) : livres I (1, 5) ; IV (5) ; V (15) ; VI (7) ; IX (8, 10, 11, 15) ; X (3) ; XIII (7) ; XVII (6) ; XVIII (7) ; XXIII (10) ; XXVIII (20) ; XXXIV (11) ; XXXV (19) ; XLII (4) ; livre « Madame Récamier ». |
| Référence | Wikidata Q2862005 |
Sa vie
Cousin germain de l’écrivain, né à Saint-Malo le 15 mars 1768, fils de l’armateur Pierre de Chateaubriand. Émigré, il sert à l’armée de Condé puis devient l’un des agents de liaison des princes entre Jersey et la Bretagne : plus de vingt passages entre 1794 et 1797.
Débarqué à Saint-Cast en 1808 pour une nouvelle mission, il est jeté par la tempête sur la côte normande au retour, avec des papiers compromettants. Reconnu, condamné à mort par une commission militaire le 25 février 1809, il est fusillé dans la plaine de Grenelle le 31 mars 1809.
Avec Chateaubriand
Chateaubriand intercède en vain auprès de Napoléon et de Fouché. Il arrive trop tard au lieu de l’exécution. Les Mémoires datent l’épisode de 1810 par erreur ; il a nourri sa haine de l’Empereur.
Une erreur de date
« Armand, longtemps enfermé au collège, quitta la France en 1790, servit pendant toute l’émigration, fit intrépidement dans une chaloupe vingt voyages à la côte de Bretagne, et vint enfin mourir pour le Roi à la plaine de Grenelle, le vendredi saint de l’année 1810 […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre I, chapitre 5. · Lire le passage
Edmond Biré corrige en note : « Ici encore, dans toutes les éditions, on a imprimé à tort : 1810 ». Le Vendredi saint de 1809 tombe le 31 mars.
« Madame la duchesse de Saint−Leu m’a raconté, à Arenenberg, le sort de ma lettre : Joséphine la donna à l’empereur ; il parut hésiter en la lisant, puis, rencontra un mot dont il fut blessé et il la jeta au feu avec impatience. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XVIII, chapitre 7. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres I et XVIII
Mémoires d’outre-tombe, éd. Edmond Biré, Paris, Garnier, 1898-1900 (notes) (lire sur le site · Internet Archive)
