Elle a lieu au collège de Dol, où il est pensionnaire depuis 1777. Dans les Mémoires, il en fait le récit d’une crise de conscience : la peur d’avoir caché une faute en confession, puis le soulagement de l’aveu.
La cérémonie a lieu pendant la semaine sainte : il doit recevoir l’absolution le mercredi saint, au séminaire des Eudistes de Dol, dont le supérieur est son confesseur. Sa mère est venue de Combourg. Les Mémoires racontent la nuit passée en prières, l’aveu arraché au dernier moment, puis le soulagement :
« Je devais recevoir l’absolution le mercredi saint. Je passai la nuit du mardi au mercredi en prières, et à lire avec terreur, le livre des Confessions mal faites. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre II, chapitre 6. · Lire le passage
« J’ose dire que c’est de ce jour que j’ai été créé honnête homme […] »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre II, chapitre 6. · Lire le passage
Le confesseur, selon le récit, devine en lui ses « futures passions ». Trois semaines plus tard, il quitte le collège de Dol pour préparer l’examen de garde de la marine à Brest :
« Trois semaines après ma première communion, je quittai le collège de Dol. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre II, chapitre 6. · Lire le passage