À la Ballue, en Saint-Servan. Il l’apprend en juin.
Il apprend la nouvelle à Londres, plusieurs mois après, par une lettre de Julie qui lui rapporte que sa mère est morte en regrettant ses égarements. Le choc le ramène à la foi et décide de l’écriture du Génie du christianisme.
« […] ma conviction est sortie du coeur ; j’ai pleuré et j’ai cru. »
Mémoires d’outre-tombe, livre XI, chapitre 4. · Lire le passage
Apolline de Bedée, emprisonnée sous la Terreur, meurt à Saint-Servan le 31 mai 1798. La nouvelle, et le vœu qu’elle a confié à sa fille Julie, atteignent Chateaubriand à Londres après la mort de Julie elle-même (juillet 1799) : c’est le choc de la conversion, qu’il racontera dans la préface du Génie du christianisme et dans les Mémoires.
« Ma mère, ai-je dit dans la première préface de cet ouvrage, après avoir été jetée à soixante-douze ans dans des cachots, où elle vit périr une partie de ses enfants, expira enfin sur un grabat, où ses malheurs l’avaient reléguée. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XI, chapitre 4. · Lire le passage
« Quand la lettre me parvint au-delà des mers, ma soeur elle-même n’existait plus ; elle était morte aussi des suites de son emprisonnement. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XI, chapitre 4. · Lire le passage