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L'Enchanteur 1768—1848
Duc de Wellington, portrait par Thomas Lawrence

Personnes

Duc de Wellington

1er mai 1769 – 14 septembre 1852 ·

Le vainqueur de Waterloo, qui impose Fouché à Louis XVIII en juillet 1815 ; Chateaubriand le côtoie à Londres en 1822 et au congrès de Vérone.

En bref

Naissance1er mai 1769 — Dublin
Mort14 septembre 1852 — Château de Walmer
Sépulturecathédrale Saint-Paul de Londres
Rencontres1815 (campagne de Waterloo et retour du roi) ; Londres et Vérone (1822), où il remplace lord Londonderry au congrès.
Dans les Mémoires40 mentions (relevé automatique) : livres VI (1) ; X (7) ; XIX (16, 18) ; XX (2, 7) ; XXII (3, 4, 20, 26) ; XXIII (7 chapitres) ; XXIV (3, 15) ; XXVII (3, 9, 10, 11) ; textes retranchés ; livre « Madame Récamier ».
RéférenceWikidata Q131691

L’homme fatal

Arthur Wellesley, duc de Wellington (1769-1852), vainqueur de la guerre d’Espagne et de Waterloo. Les Mémoires suivent sa montée :

« Wellington se lève pour la première fois sur l’horizon, au point où le soleil se couche ; une armée anglaise débarque le 31 juillet 1808 près de Lisbonne […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XX, chapitre 7. · Lire le passage

« Wellington, l’homme fatal, mit le premier le pied sur la terre de France. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXII, chapitre 4 (7 octobre 1813). · Lire le passage

Gand et Waterloo, 1815

« Le duc de Wellington venait de temps en temps passer des revues. Louis XVIII sortait chaque après−dîner dans un carrosse à six chevaux avec son premier gentilhomme de la chambre et ses gardes, pour faire le tour de Gand, tout comme s’il eût été dans Paris. S’il rencontrait dans son chemin le duc de Wellington, il lui faisait en passant un petit signe de tête de protection. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 8. · Lire le passage

Le 18 juin, sur la route de Bruxelles, Chateaubriand entend le canon :

« Wellington triomphait−il ? La légitimité rentrerait donc dans Paris derrière ces uniformes rouges qui venaient de reteindre leur pourpre au sang des Français ! »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 16. · Lire le passage

« Le 18 au matin, avant les premiers coups de canon, le duc de Wellington déclara qu’il pourrait tenir jusqu’à trois heures ; mais qu’à cette heure, si les Prussiens ne paraissaient pas, il serait nécessairement écrasé […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 17. · Lire le passage

« […] lorsque les commissaires français allèrent apprendre au duc de Wellington que Napoléon avait abdiqué, il leur répondit : « Je le savais depuis un an. » […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 18. · Lire le passage

Fouché, juillet 1815

À Arnouville, Wellington impose Fouché au roi, contre l’avis de Chateaubriand :

« […] je le vis passer en calèche ; les plumes de son chapeau flottaient en l’air ; il venait octroyer à la France M. Fouché et M. de Talleyrand, comme le double présent que la victoire de Waterloo faisait à notre patrie. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 20. · Lire le passage

« Lorsqu’on lui représentait que le régicide de M. le duc d’Otrante était peut−être un inconvénient, il répondait : « C’est une frivolité. » […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIII, chapitre 20. · Lire le passage

Londres, 1822

Ambassadeur à Londres, Chateaubriand le retrouve dans le monde :

« […] le duc de Wellington m’a demandé ; M. Canning me cherche […] »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre VI, chapitre 1. · Lire le passage

« L’opposition et la majorité ministérielles avaient fait trêve : lady Canning causait avec lord Londonderry, lady Jersey avec le duc de Wellington. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre X, chapitre 7. · Lire le passage

« […] sa statue colossale, par Canova, décorait l’escalier du duc de Wellington. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXVII, chapitre 3 (la statue de Napoléon). · Lire le passage

Vérone, 1822

Au congrès, Wellington représente l’Angleterre et combat l’intervention française en Espagne :

« Le duc de Wellington avait contre la légitimité le tort d’avoir donné Fouché à la couronne, contre la nation le crime d’avoir gagné la bataille de Waterloo. »

Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838. · Lire le passage

« […] il est impossible de donner de plus mauvaises raisons que le duc de Wellington n’en donna, et de moins cacher l’animosité du cabinet de Saint-James contre la France : le plénipotentiaire anglais croyait encore commander à Waterloo. »

Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838. · Lire le passage

« Le duc de Wellington part après-demain ; le congrès se meurt […] »

Chateaubriand à Villèle, Vérone, 28 novembre 1822, dans le Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838. · Lire le passage

Sainte-Hélène

« Au nouveau Longwood, Plantation House, chez le gouverneur, on voit le duc de Wellington en peinture et les tableaux de ses batailles. »

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre XXIV, chapitre 15. · Lire le passage

Sources et documents

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres VI (1), X (7), XX (7), XXII (4), XXIII (8, 16-18, 20), XXIV (15), XXVII (3)
Chateaubriand, Congrès de Vérone, 1838 (lire en ligne)
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livres XXIII et XXVII

Dans le journal

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