Il assiste à leur ouverture. Le même mois, il reçoit la tonsure à Saint-Malo.
Les États de la province, réunis à Rennes, s’opposent violemment aux réformes de la monarchie. Chateaubriand y siège parmi les gentilshommes : c’est sa première expérience de la vie politique.
Sa vie politique commence l’été précédent, quand la noblesse bretonne se réunit d’elle-même à Rennes (fin juin – juillet 1788) :
« Je me rendis à cette diète : c’est la première réunion politique où je me sois trouvé de ma vie. »
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, livre V, chapitre 3. · Lire le passage
Le 16 décembre 1788, l’évêque de Saint-Malo, Cortois de Pressigny, lui donne la tonsure dans la chapelle de son palais, pour qu’il puisse entrer dans l’ordre de Malte. Le registre de l’évêché porte à cette date :
« Lettre de tonsure pour M. de Chateaubriand. »
Registre de l’ancien évêché de Saint-Malo, 16 décembre 1788, publié par Biré (Mémoires, t. I, appendice IX). · Lire le passage
(Le calendrier que dresse Collas en 1919 imprime le 19 décembre ; son texte et le registre donnent le 16.) Les États, convoqués pour le 27 octobre, s’ouvrent le 29 décembre 1788 ; trop jeune pour y siéger, Chateaubriand y vient comme les gentilshommes de moins de vingt-cinq ans, appelés par lettre particulière. Le roi suspend les séances le 7 janvier ; la noblesse et le clergé restent jour et nuit dans la salle des Cordeliers, jusqu’aux combats des 26-28 janvier 1789 (voir l’entrée suivante). Selon Georges Collas, « La jeunesse de Chateaubriand à Fougères et à Paris (1786-1791) », Annales de Bretagne, 1919, le séjour d’un mois à la Sécardais et le voyage en Normandie, que les Mémoires placent entre la tonsure et les États, sont du printemps de 1789 ; deux lettres au chevalier du Châtenet sont datées de Fougères, mars 1789.