Blessé au siège, septembre 1792.
En bref
| Dates | Fin août – septembre 1792 : siège de Thionville avec l’armée des Princes (compagnie bretonne) ; il y est blessé à la cuisse et contracte la petite vérole. |
|---|---|
| Logement | Non précisé par les sources consultées. |
| Avec qui | Les émigrés bretons de sa compagnie. |
| Certitude | Séjour attesté par les Mémoires ; logement inconnu. |
Le lieu
Place forte de la Moselle, sur la rive gauche de la rivière, au nord de Metz.
Histoire
En septembre 1792, l’armée des Princes, où sert Chateaubriand parmi les émigrés, assiège en vain la ville, défendue par le général Wimpffen. Il y est blessé, puis gagne Jersey, malade et épuisé, par les Ardennes et Ostende. Dans l’armée des Princes, Chateaubriand marche sur Thionville à la fin de l’été 1792, sous la pluie, puis assiste au siège du camp des émigrés. Les Mémoires y associent une prédiction : l’expédition de Thionville serait retenue comme chef d’accusation contre Louis XVI, ce qu’il présente comme sa première prévision exacte.
Ce qu’il en écrit
« L’ordre arriva de marcher sur Thionville. Nous faisions cinq à six lieues par jour. Le temps était affreux ; nous cheminions au milieu de la pluie et de la fange […] »
Mémoires d’outre-tombe, livre IX, chapitre 10. · Lire le passage
« C’était un beau spectacle la nuit : des pots-à-feu illuminaient les ouvrages de la place, couverts de soldats ; des lueurs subites frappaient les nuages ou le zénith bleu lorsqu’on mettait le feu aux canons, et les bombes, se croisant en l’air, décrivaient une parabole de lumière. »
Mémoires d’outre-tombe, livre IX, chapitre 12. · Lire le passage
« […] notre expédition devant Thionville serait un des principaux chefs d’accusation contre Louis XVI. Ferron fut frappé de ma prédiction : c’est la première de ma vie. »
Mémoires d’outre-tombe, livre IX, chapitre 14. · Lire le passage
Sources et documents
Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe


